Le Journal du Voyageur : Comment s’habiller pour un voyage en Écosse, dans les Highlands, à l’automne ?
Quand l’automne arrive sur les Highlands
Il existe des paysages auxquels l’automne semble particulièrement bien convenir.
Dans les Highlands, les bruyères prennent des teintes de pourpre, les fougères roussissent et les montagnes disparaissent derrière les nuages avant de réapparaître sous une lumière nouvelle. Au bord des lochs, les brumes s’attardent le matin. Une averse traverse une vallée, le vent se lève, puis une éclaircie transforme soudainement le paysage.
L’Écosse en septembre et en octobre offre cette beauté changeante.
On quitte Édimbourg ou Glasgow. Les villes s’éloignent, les routes deviennent plus étroites et commencent alors les lochs, les landes, les forêts, les grandes propriétés et les montagnes. Plus on remonte vers le nord, plus les paysages semblent parfois déserts.
Mais cette nature spectaculaire impose également ses règles au voyageur. En Écosse, le temps peut changer rapidement. Soleil, pluie et vent peuvent se succéder au cours d’une même journée et la sensation de froid dépend autant de l’humidité et du vent que de la température indiquée par le thermomètre.
Comment faut-il alors s’habiller pour voyager en Écosse à l’automne ?
La réponse ne consiste pas à emporter les vêtements les plus chauds de son armoire.
Il faut plutôt apprendre à superposer, protéger et adapter.
C’est probablement l’un des secrets du vestiaire britannique : des vêtements conçus pour vivre dehors, capables de s’adapter aux changements du temps sans pour autant renoncer à l’élégance.
L’Écosse à l’automne : ni grand froid, ni véritable douceur
Préparer sa valise pour l’Écosse comme pour un voyage d’hiver serait une erreur.
En septembre, les températures peuvent encore être relativement douces. En octobre, elles baissent et les journées raccourcissent. Mais les conditions peuvent être très différentes entre Édimbourg, la côte occidentale, les Highlands et les régions montagneuses.
Le problème n’est donc pas uniquement le froid.
C’est l’association du vent, de l’humidité, de la pluie et des variations de température au cours d’une même journée.
Un épais manteau porté du matin au soir sera souvent moins pratique qu’un ensemble composé d’un sous-vêtement, d’une chemise, d’une maille et d’une veste extérieure.
Lorsque le soleil apparaît, on retire une couche.
Lorsque le vent se lève, on la remet.
C’est ce principe qui doit guider la préparation de la valise.
Trois silhouettes, trois manières de voyager en Écosse
La photographie qui accompagne cet article a été réalisée chez Au Petit Matelot, au 27 avenue de la Grande Armée à Paris.
Bruyères, tartan, tweed, bottes et vêtements de campagne composent un décor inspiré des Highlands.
Mais au-delà de la mise en scène, les trois silhouettes illustrent différentes façons d’aborder le vestiaire écossais.
À gauche, une veste en tweed évoque immédiatement la campagne britannique. Sa matière possède du relief, ses tons semblent empruntés aux paysages et sa coupe permet de la porter sur plusieurs couches.
Au centre, la silhouette repose justement sur le principe de la superposition : chemise, maille, pantalon à carreaux et veste protectrice. C’est probablement l’ensemble qui traduit le mieux la réalité d’une journée écossaise, lorsque la température et le temps changent au fil des heures.
À droite, une veste de campagne olive portée sur une chemise et accompagnée d’un foulard propose une interprétation différente de ce même vestiaire. Elle pourrait convenir aussi bien à une promenade dans une propriété des Highlands qu’à un déjeuner dans un hôtel de campagne.
Ces trois silhouettes rappellent surtout une caractéristique du vestiaire britannique :
les vêtements conçus pour la campagne peuvent être fonctionnels sans cesser d’être élégants, surtout en Ecosse !
Le principe essentiel : superposer les bonnes couches
En Écosse à l’automne, le confort repose moins sur un vêtement très épais que sur plusieurs couches que l’on peut ajouter ou retirer au fil de la journée.
Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, la chemise n’est pas nécessairement la première couche.
Première couche : le sous-vêtement
Lorsque les températures sont fraîches, particulièrement le matin ou lors d’une longue journée passée dehors, un sous-vêtement léger porté directement sur la peau constitue une excellente base.
Un sous-vêtement technique, choisi dans une matière respirante, apporte une première isolation sans épaissir inutilement la silhouette.
La laine mérinos est particulièrement intéressante : fine, chaude et respirante, elle se glisse discrètement sous une chemise.
Cette couche presque invisible permet ainsi de rester élégant sans avoir froid.
Pour une journée plus douce, une visite d’Édimbourg ou un programme essentiellement intérieur, elle ne sera évidemment pas toujours nécessaire.
Deuxième couche : l’élégante chemise
La chemise reste l’une des pièces essentielles du vestiaire du voyageur.
Mais toutes les chemises ne procurent pas la même chaleur.
Une chemise classique en coton convient aux journées relativement douces et peut être associée à un sous-vêtement lorsque la température baisse.
À l’automne, une chemise en coton brossé devient particulièrement intéressante. Son toucher doux et sa matière légèrement plus épaisse procurent davantage de chaleur tout en conservant l’allure d’une chemise traditionnelle.
Autre possibilité particulièrement adaptée aux climats frais : une chemise contenant de la laine. Elle apporte une isolation supplémentaire tout en conservant l’élégance recherchée.
On peut donc choisir selon les conditions :
un sous-vêtement fin sous une chemise élégante ;
une chemise en coton brossé pour davantage de chaleur ;
une chemise contenant de la laine lorsque les températures deviennent plus fraîches.
La chemise possède en outre un avantage précieux en voyage : elle permet de passer très facilement de la campagne à la ville.
Après une journée de promenade, retirer la veste et la maille suffit souvent pour retrouver une tenue adaptée à un déjeuner, une visite ou un hôtel.
Troisième couche : la maille
Vient ensuite le pull, le cardigan ou le gilet.
Une maille fine en laine ou en laine mérinos est généralement plus polyvalente qu’un très gros pull. Elle apporte de la chaleur sans créer trop de volume sous une veste.
Le gilet mérite également une place dans la valise. Il réchauffe le buste tout en laissant une grande liberté de mouvement et permet de conserver visible le col de la chemise.
Deux mailles de poids différents seront souvent plus utiles que plusieurs gros pulls.
Dernière couche : se protéger du vent et de la pluie
Enfin vient la veste extérieure.
Tweed, coton ciré, veste de campagne ou véritable veste imperméable ne répondent pas exactement aux mêmes besoins.
Une veste en tweed convient parfaitement à une journée fraîche et relativement sèche. Une veste en coton ciré protège du vent et des averses. Pour plusieurs heures de marche sous une pluie soutenue, un véritable vêtement imperméable et respirant reste préférable.
Ainsi, une même tenue peut évoluer très simplement :
sous-vêtement → chemise → maille → veste extérieure.
À mesure que la température monte, on retire une couche. Lorsque le vent ou la fraîcheur reviennent, on la remet.
C’est cette succession qui permet de concilier chaleur, confort et élégance.
Le tweed : porter un peu du paysage écossais
Difficile d’évoquer l’Écosse sans parler du tweed.
Ses bruns, ses verts, ses gris, ses ocres et parfois ses touches de violet semblent directement empruntés aux paysages des Highlands.
Cette proximité avec la nature n’est pas seulement esthétique.
Le tweed est un tissu de laine robuste historiquement lié au monde rural britannique. Sa résistance, son pouvoir isolant et ses coloris en ont fait un tissu particulièrement adapté aux activités de plein air et aux climats frais.
Une veste en tweed peut accompagner une promenade, la visite d’une propriété, une journée relativement sèche ou une soirée dans un hôtel de campagne.
Elle présente également un avantage appréciable en voyage : elle permet d’être habillé sans avoir l’air habillé pour la ville.
Avec une chemise chaude et un pantalon de velours, elle appartient naturellement à la campagne. Avec une chemise plus fine et un pantalon plus habillé, elle peut accompagner un dîner.
Le tweed ne doit toutefois pas être confondu avec un imperméable. Il n’a pas vocation à remplacer une veste conçue pour plusieurs heures sous une pluie soutenue.
L’histoire du tweed, ses origines, ses motifs et les territoires auxquels il est associé méritent d’ailleurs un article à part entière. Nous y reviendrons prochainement dans Le Journal du Voyageur.
La veste cirée : une autre réponse britannique au mauvais temps
À côté du tweed se trouve une autre pièce devenue emblématique de la campagne britannique : la veste en coton ciré.
Son principe est différent.
Le coton reçoit un traitement à base de cire qui améliore sa résistance à l’humidité et au vent. Avec le temps, le tissu se marque et se patine.
Des maisons britanniques comme Barbour ont largement contribué à inscrire ce type de veste dans le vestiaire de campagne.
Son intérêt pour un voyage en Écosse est évident.
Elle peut être portée sur une chemise lorsque le temps reste doux, sur une maille lorsque la température descend et avec plusieurs couches lorsque le froid se fait davantage sentir.
Elle convient parfaitement aux promenades, aux visites de propriétés, aux journées en voiture et aux averses intermittentes.
Mais là encore, il faut distinguer le vêtement de campagne du vêtement technique.
Pour une randonnée de plusieurs heures sous une pluie importante, une veste véritablement imperméable et respirante sera plus adaptée.
L’élégance commence aussi par le choix d’un vêtement correspondant réellement à l’usage que l’on va en faire.
Quel pantalon porter dans les Highlands ?
Le jean accompagne facilement les voyages.
Pourtant, sous la pluie écossaise, un denim épais présente un inconvénient majeur : lorsqu’il est mouillé, il devient lourd et sèche lentement.
Pour les journées passées dehors, mieux vaut souvent choisir un pantalon en coton suffisamment résistant, un velours lorsque les températures baissent ou un pantalon technique pour les longues marches.
Le velours côtelé possède d’ailleurs une place naturelle dans cet univers. Il est confortable, chaleureux et s’accorde parfaitement avec le tweed, la laine ou une veste de campagne.
Les carreaux, chevrons et tissus chinés permettent également de retrouver l’esprit du vestiaire britannique sans tomber dans le costume.
Le pantalon à carreaux visible sur notre photographie en est une illustration : associé à une chemise, une maille et une veste extérieure, il apporte du caractère à une tenue qui reste avant tout pensée pour être portée toute la journée.
Les knickers (breeks) : une silhouette emblématique de la campagne écossaise
Impossible d’évoquer le vestiaire traditionnel de la campagne écossaise sans rencontrer les breeks, que l’on appelle plus volontiers en France knickers.
Les knickers sont des pantalons courts, dit culottes, autrefois, généralement confectionnés en tweed, qui descendent sous le genou. Ils appartiennent depuis longtemps au vestiaire britannique des activités de campagne, particulièrement de la chasse.
Ils se portent traditionnellement avec de grandes chaussettes montantes, couvrant le mollet jusqu’au-dessous du genou.
Et c’est ici que la couleur peut entrer dans la tenue.
Ces chaussettes peuvent reprendre des tons de bruyère, de vert, de rouille, de bordeaux ou d’autres nuances qui s’accordent au tweed.
Un détail caractéristique complète cette silhouette : les pompons (garters).
Placés sous le revers supérieur de la chaussette, ils servent à la maintenir en place. Leurs extrémités colorées, souvent terminées par de petits pompons, restent apparentes sur le côté de la jambe.
Ces touches de couleur peuvent rappeler une nuance présente dans le tweed, le foulard ou un autre élément de la tenue.
L’association devient immédiatement reconnaissable :
veste en tweed + knickers + grandes chaussettes colorées + garters.
Le voyageur venu simplement parcourir les Highlands n’a évidemment pas besoin de s’équiper d'une knickers. Pour marcher plusieurs heures, un pantalon technique et de bonnes chaussures seront généralement plus pratiques.
Mais pour certaines activités de campagne, et notamment dans l’univers de la chasse, les culottes conservent toute leur place.
Ils racontent surtout quelque chose d’essentiel du vestiaire britannique : une grande partie de son élégance est née de vêtements initialement conçus pour un usage précis.
Chaussures ou bottes : que porter dans les Highlands ?
S’il est possible de supporter quelques gouttes de pluie sur une veste, passer une journée avec les pieds mouillés est autrement désagréable.
Les chaussures sont donc l’un des éléments essentiels de la valise écossaise.
Mais faut-il partir avec des bottes ou des chaussures de marche ?
Les bottes : pour les terrains les plus humides
Les bottes restent parfaitement adaptées à la campagne écossaise.
Dans une propriété, sur des chemins détrempés, dans les hautes herbes ou sur des terrains particulièrement boueux, elles offrent une protection difficile à égaler.
Une paire de bottes en caoutchouc de qualité, comme celles de la maison Le Chameau, trouve naturellement sa place dans cet environnement.
Les bottes que l’on aperçoit sur notre photographie ne sont donc pas seulement un élément du décor. Elles correspondent à un véritable usage de la vie à la campagne.
Les chaussures de marche : pour parcourir les Highlands
Pour découvrir les Highlands à pied, de véritables chaussures de marche sont cependant souvent plus polyvalentes.
Elles sont mieux adaptées aux longues distances et aux terrains irréguliers et doivent réunir plusieurs qualités : maintien du pied, semelle offrant une bonne adhérence, confort pendant plusieurs heures et protection efficace contre l’humidité.
Dans un climat aussi humide, les modèles équipés d’une membrane imperméable et respirante, de type Gore-Tex, présentent un réel intérêt.
Le principe est de limiter la pénétration de l’eau extérieure tout en permettant à une partie de l’humidité produite par le pied pendant la marche de s’évacuer.
C’est le type de chaussure que l’on rencontre couramment sur les chemins britanniques : une véritable chaussure de marche, suffisamment robuste pour la pierre, la boue et les sentiers humides, mais plus adaptée qu’une botte en caoutchouc lorsqu’il faut parcourir plusieurs kilomètres. D'autant que les chaussures hautes stabilisent les chevilles.
Il faut donc moins opposer bottes et chaussures que les réserver à leurs usages :
Les bottes Le Chameau pour la boue, les hautes herbes, les terrains détrempés et les activités de campagne ;
chaussures de marche imperméables et respirantes pour les sentiers, les longues promenades et les reliefs des Highlands ;
chaussures ou bottines de campagne pour Édimbourg, les villages, les hôtels et les promenades moins exigeantes.
Chez Au Petit Matelot, nous proposons aussi bien des bottes Le Chameau que des chaussures de marche imperméables et respirantes adaptées aux conditions écossaises.
Cela permet de choisir la paire en fonction du programme réel du séjour plutôt qu’en fonction d’une image traditionnelle du vestiaire des Highlands.
Pour un voyage itinérant associant Édimbourg, routes des Highlands, visites et plusieurs journées de marche, une bonne paire de chaussures de marche imperméables sera probablement la solution la plus polyvalente.
Les bottes constituent un excellent complément pour les journées passées dans la campagne ou sur les terrains particulièrement humides.
Et quelle que soit la solution retenue, une règle demeure :
portez vos chaussures avant de partir.
Les Highlands ne sont pas l’endroit idéal pour étrenner une paire neuve.
Foulard, écharpe, bonnet : les accessoires qui font la différence
Dans une valise, certains objets occupent peu de place mais se révèlent constamment utiles.
Le foulard en fait partie.
Porté autour du cou, il protège du vent. Glissé sous une veste, il apporte une légère isolation. Choisi dans un motif ou une couleur plus vive, il anime également une tenue composée de tweed, de kaki, de brun ou de beige.
L’écharpe en laine devient plus intéressante à mesure que l’automne avance.
Un bonnet léger et une paire de gants fins peuvent également être précieux en octobre, particulièrement lors des départs matinaux ou dans les régions exposées au vent.
Il ne faut pas davantage négliger les chaussettes.
De bonnes chaussettes en laine ou dans une matière adaptée à la marche participent directement au confort d’une journée passée dehors.
Quant au parapluie, il sera utile à Édimbourg ou dans un village.
Sur une lande balayée par le vent, une bonne capuche sera souvent plus efficace.
Les couleurs de l’Écosse
Il suffit d’observer un paysage des Highlands en automne pour trouver presque toute une palette vestimentaire.
Vert mousse, olive, brun tourbe, beige, rouille, gris pierre, bruyère, prune, bleu profond.
Ce sont des couleurs naturelles, mais également remarquablement faciles à associer.
Une veste olive accompagne un pantalon brun ou beige.
Une chemise claire apporte de la lumière.
Une maille couleur bruyère ou prune introduit une nuance plus vive.
Les chaussettes portées avec des knickers peuvent apporter davantage de couleur, tout comme les pompons des garters.
Et puis il y a évidemment le tartan.
Il serait difficile de voyager en Écosse sans rencontrer ces tissus à carreaux qui occupent une place si particulière dans son histoire et son identité.
Mais il n’est pas nécessaire d’en porter de la tête aux pieds.
Une écharpe, un pantalon ou un accessoire peut suffire.
L’évocation est souvent plus élégante que l’accumulation.
De la lande au dîner : une seule garde-robe
Un voyage dans les Highlands n’est généralement pas constitué d’une succession de randonnées.
Une journée peut commencer par une promenade au bord d’un loch, continuer par la visite d’un château ou d’une distillerie, puis s’achever devant une cheminée dans un hôtel de campagne.
Les vêtements doivent pouvoir suivre ce rythme.
C’est ici que l’élégante chemise retrouve toute son importance.
Portée sur un sous-vêtement et sous une maille pendant la journée, elle redevient visible lorsque l’on retire les couches extérieures.
Un pantalon bien coupé, une chemise et une veste en tweed suffisent alors à transformer une tenue de voyage en tenue adaptée à un dîner.
Il n’est donc pas nécessaire de prévoir une garde-robe pour la campagne et une seconde pour les soirées.
Quelques vêtements polyvalents permettent de faire les deux.
Le véritable luxe en voyage est peut-être de partir avec peu de vêtements, mais avec les bons.
Édimbourg et les Highlands : faut-il prévoir deux garde-robes ?
Non.
C’est même l’une des forces de ce vestiaire.
Une veste de campagne portée avec une chemise et un pantalon bien coupé fonctionne parfaitement pour parcourir Édimbourg.
Dans les Highlands, la même tenue peut être complétée par un sous-vêtement, une maille, des chaussures plus robustes et une protection contre la pluie.
Pour un restaurant ou une soirée plus élégante, une veste en tweed permet de modifier immédiatement la silhouette sans avoir à emporter un costume complet.
La valise reste ainsi cohérente du premier au dernier jour.
Que mettre dans sa valise pour une semaine en Écosse à l’automne ?
Pour un séjour mêlant ville, route, promenades et journées dans la nature, voici une base à adapter selon le programme :
- deux ou trois sous-vêtements fins et respirants, éventuellement en laine mérinos ;
- trois ou quatre chemises, dont une ou deux en coton brossé ou contenant de la laine ;
deux mailles en laine de poids différents ;
- un gilet si l’on apprécie cette alternative au pull ;
- deux pantalons, dont éventuellement un pantalon en velours ;
- une veste de campagne ou une veste en coton ciré ;
- une veste en tweed si le programme le justifie ;
- un véritable imperméable compact pour les longues promenades et randonnées ;
- une paire de chaussures de marche imperméables et respirantes ;
éventuellement une paire de bottes Le Chameau pour les activités de campagne ;
-plusieurs paires de bonnes chaussettes ;
- un foulard ou une écharpe ;
- un bonnet et des gants fins selon la période.
Avant de fermer la valise, regardez une dernière fois chaque vêtement et posez-vous une question simple :
avec combien d’autres pièces puis-je le porter ?
Si la réponse est « une seule », il n’est peut-être pas indispensable.
Quelques erreurs à éviter
La première consiste à s’habiller uniquement pour le froid.
Le soleil peut revenir ; vous entrerez dans des hôtels, des restaurants, une voiture, un château ou un musée. Un ensemble impossible à alléger deviendra rapidement inconfortable.
La deuxième erreur serait de faire exactement l’inverse et de considérer septembre comme une prolongation de l’été.
Les matinées et les soirées peuvent être fraîches, particulièrement dans les Highlands.
Troisième erreur : négliger ce que l’on porte sous la chemise.
Un sous-vêtement fin et respirant sous une belle chemise peut apporter beaucoup de confort sans modifier la silhouette. Une chemise en coton brossé ou contenant de la laine permet également de gagner en chaleur.
Évitez aussi les chaussures neuves, les vêtements qui sèchent difficilement et les pièces trop ajustées qui empêchent de superposer correctement les couches.
Enfin, ne confondez pas une veste élégante de campagne avec un équipement destiné à la montagne.
Un même voyage peut nécessiter les deux.
Préparer son voyage en Écosse chez Au Petit Matelot
Préparer une garde-robe pour l’Écosse ne signifie pas nécessairement tout acheter avant de partir.
Il faut commencer par les vêtements que l’on possède déjà, puis identifier ce qui manque réellement : une bonne veste contre le vent, une chemise plus chaude, une maille en laine, une paire de chaussures de marche, des bottes ou un imperméable adapté.
C’est dans cet esprit que nous concevons le conseil chez Au Petit Matelot.
Dans notre boutique du 27 avenue de la Grande Armée à Paris, vêtements de campagne et vêtements de voyage se côtoient : tweeds, vestes cirées, vestes protectrices, chemises, mailles, pantalons, chaussures de marche, bottes Le Chameau, foulards et accessoires.
Notre sélection multimarque permet surtout de comparer.
Toutes les matières n’ont pas la même fonction. Toutes les coupes ne conviennent pas à la même silhouette. Et surtout, tous les voyageurs ne font pas le même voyage.
Quelqu’un qui passe une semaine entre Édimbourg, Inverness et quelques hôtels des Highlands n’a pas les mêmes besoins qu’un voyageur qui prévoit plusieurs journées de marche.
Avant de choisir un vêtement, les premières questions devraient donc toujours être :
Où partez-vous ? À quelle période ? Pour combien de temps ? Et qu’allez-vous faire ?
Le vêtement vient ensuite.
Les voyageurs qui ne passent pas par Paris peuvent également découvrir une partie de cette sélection sur notre site internet.
Partir vers les Highlands
Il y a des voyages dont on rapporte des photographies.
Et puis il y a ceux dont on rapporte aussi des sensations.
L’odeur de la tourbe. Le bruit de la pluie contre une fenêtre. Le vent au bord d’un loch. Une route qui disparaît dans la brume. Les bruyères pourpres. La chaleur d’un feu après plusieurs heures dehors. Et cette lumière si particulière lorsque le soleil revient entre deux nuages.
L’Écosse appartient à cette seconde catégorie.
Peut-être est-ce aussi pour cela que ses vêtements ont autant marqué l’histoire du vestiaire britannique.
Ils ne sont pas nés uniquement pour être regardés.
Le tweed, la laine, le coton ciré, les breeks, les grandes chaussettes, les bottes et les chaussures de marche répondent à un paysage, à une météo et à une manière de vivre dehors.
C’est cette relation entre le vêtement, le voyage et le territoire que nous souhaitons raconter dans Le Journal du Voyageur.
Bien s’habiller pour l’Écosse ne consiste donc pas à se déguiser en Écossais.
Il s’agit de comprendre le pays que l’on va parcourir : accepter que la pluie fasse partie du voyage, prévoir que le soleil reviendra, superposer plutôt qu’accumuler et choisir des vêtements suffisamment confortables pour être oubliés une fois dehors.
Car lorsque la brume se lève sur un loch des Highlands et que le paysage apparaît enfin, la dernière chose à laquelle on devrait penser est d’avoir froid… ou les pieds mouillés.
À propos d’Au Petit Matelot
Fondé en 1790, Au Petit Matelot est installé depuis 1906 au 27 avenue de la Grande Armée à Paris. La maison propose une sélection multimarque de vêtements, chaussures et accessoires destinés au voyage, à la campagne, à la chasse et à la ville.
Le conseil en boutique permet de comparer les coupes, les matières et les usages afin de composer une garde-robe adaptée à une destination, à une saison et à une manière de voyager. Cet univers est également à découvrir sur le site internet d’Au Petit Matelot.
Depuis 1790, Au Petit Matelot accompagne les voyageurs, les amoureux de la nature et les passionnés d’élégance. Parce qu’un vêtement n’est pas seulement fait pour être porté : il vous accompagne dans les plus beaux moments de votre vie.
Article rédigé par l’équipe éditoriale d’Au Petit Matelot – Maison fondée en 1790 à Paris.